Je viens de lire un livre… Un témoignage plus précisément, et je suis littéralement bouleversée …
Je préfère vous citer quelques passages du livre, puisque il n’y a rien de plus authentique pour moi, qu’une victime racontant elle-même son histoire…Ici, l’auteur a préféré parler de lui à la troisième personne du singulier : en tant que Peter.
« Le soir, il dut se forcer qd on l’appela pour manger et rejoignit avec appréhension le reste de la famille. Il n’avait pas le moindre appétit. De plus, ses parents adoptifs ne parlaient pas. Un lourd silence régnait sur la pièce, qui ne pouvait signifier qu’une chose : que son père et sa mère étaient mécontents.
Inquiet, tendu, il prit sa place en se faisant le plus petit possible.
Après que son père eut expédié le Benedicite, les plats commencèrent à circuler sur la table.
Peter n’avait envie de rien, mais il se servit généreusement, parce qu’il savait que ces parents seraient fâchés s’il leur montrait qu’il n’avait pas faim.
Au bout d’un moment, sa mère s’aperçu qu’il se contentait de chipoter dans son assiette.
-Tu n’aimes pas ma cuisine ? demanda t-elle d’une voix menaçante.
-Oh si, m’dame, beaucoup ! C’est très bon !
-Alors mange !
- Oui m’dame.
Il essayât d’aller plus vite, mais son estomac noué refusa de coopérer.
Lorsque ses parents eurent terminé, il avait à peine avalé la moitié de son assiette.
Pas un mot n’avait été échangé pendant tout le repas.
Bobby et Jimmy se tenaient cois, osant à peine relever la tête pour regarder leur grand frère.
Peter s’arrêta un instant pour laisser descendre sa dernière cuillerée. Sans réfléchir ; il se mit à dessiner une fleur dans son assiette.
Brusquement deux doigts s’abattirent sur le sommet de son crâne, comme s’ils avaient cognés sur une porte. Sous le choc il se mit à pleurer.
-Ta mère t’as dit de manger ! Gronda la voix de son père.
-Oui m’sieur ! Gémit il entre deux sanglot en portant précipitamment une nouvelle cuillerée à sa bouche.
-Tu es entêté, mais je peu l’être plus que toi, dit sa mère d’une voix de réplique.
Prenant les plats l’un après l’autre elle fit tomber tous les restes dans l’assiette de Peter, les battit avec une fourchette, puis vida son verre de lait sur le mélange.
-Maintenant mange ! Jusqu’au bout !
-Oui m’dame !
Il saisit sa fourchette et commença à manger aussi vite qu’il pouvait, en prenant à peine le temps de mâcher la nourriture. Les deux adultes ne le quittaient pas des yeux.
-Regarde moi ce petit cochon ! s’écria la femme en souriant à son mari. Il va prétendre qu’il n’avait pas faim ! Qu’est ce que tu en dis, Bill ?
-Je dis qu’il devait être drôlement affamé.
Le sourire de la femme s’élargit.
-Attends un peu ! dit elle brusquement à Peter. Puisque tu veux manger comme un cochon tu va être servi !
Prenant son assiette, elle se leva et alla la poser par terre. Puis elle lui fit signe d’approcher.
-Viens ici, toi ! Mets toi à quatre pattes et finis moi ça ! Allez !
Peter obéit en tremblant. A genoux sur le carrelage, les bras pliés devant lui, il se mit à laper la nourriture. Il avait l’impression que son estomac allait éclater. Chaque nouvelle bouchée était un supplice. Ses parents adoptifs s’étaient levé pour ne rien perdre du spectacle et riaient bruyamment de ses efforts.
Il sentit bientôt qu’il ne pouvait plus rien avaler. Il s’arrêta, secoué par une violente nausée.
-Petit salaud ! Je t’interdis de dégueuler sur mon carrelage ! tu m’entends ! Je te l’interdis !
Mais il était trop tard. Rejetée par son estomac, toute la nourriture qu’il avait ingurgitée malgré lui s’était répandue sur le sol de la cuisine. Le saisissant par les cheveux, sa mère se mit à lui frotter le visage contre les carreaux souillés.
-Mange ! Hurlait-elle. Je t’ai dit de manger ! Petite vermine ! Comment oses-tu me désobéir ?
Le cauchemar se poursuivit ainsi pendant deux heures.
Après avoir balayé le carrelage avec son visage et ses cheveux, Peter dut demeurer debout dans un coin de la cuisine pendant que les adultes lui hurlaient aux oreilles qu’il ne s’en sortirait pas tant qu’il n’aurai pas dit la vérité. Ils voulaient savoir pourquoi il avait désobéi à sa mère quand elle lui avait interdit de vomir.
Pour avoir menti et désobéi, il reçu vingt coups de ceinture sur les cuisses. Il dut ensuite remettre la cuisine en état, puis fut autorisé à prendre un bain et à aller se coucher.
Ses jambes et son ventre lui faisaient si mal qu’il avait de la peine à marcher. Son visage était en feu, une douleur sourde battait entre ses tempes.
Il accueillit le sommeil comme une délivrance."
Il est essentiel que le drame des enfants martyrs puisse être porté à la connaissance du public autrement qu’à travers des études statistiques médicales ou sociologiques…
Je préfère vous citer quelques passages du livre, puisque il n’y a rien de plus authentique pour moi, qu’une victime racontant elle-même son histoire…Ici, l’auteur a préféré parler de lui à la troisième personne du singulier : en tant que Peter.
« Le soir, il dut se forcer qd on l’appela pour manger et rejoignit avec appréhension le reste de la famille. Il n’avait pas le moindre appétit. De plus, ses parents adoptifs ne parlaient pas. Un lourd silence régnait sur la pièce, qui ne pouvait signifier qu’une chose : que son père et sa mère étaient mécontents.
Inquiet, tendu, il prit sa place en se faisant le plus petit possible.
Après que son père eut expédié le Benedicite, les plats commencèrent à circuler sur la table.
Peter n’avait envie de rien, mais il se servit généreusement, parce qu’il savait que ces parents seraient fâchés s’il leur montrait qu’il n’avait pas faim.
Au bout d’un moment, sa mère s’aperçu qu’il se contentait de chipoter dans son assiette.
-Tu n’aimes pas ma cuisine ? demanda t-elle d’une voix menaçante.
-Oh si, m’dame, beaucoup ! C’est très bon !
-Alors mange !
- Oui m’dame.
Il essayât d’aller plus vite, mais son estomac noué refusa de coopérer.
Lorsque ses parents eurent terminé, il avait à peine avalé la moitié de son assiette.
Pas un mot n’avait été échangé pendant tout le repas.
Bobby et Jimmy se tenaient cois, osant à peine relever la tête pour regarder leur grand frère.
Peter s’arrêta un instant pour laisser descendre sa dernière cuillerée. Sans réfléchir ; il se mit à dessiner une fleur dans son assiette.
Brusquement deux doigts s’abattirent sur le sommet de son crâne, comme s’ils avaient cognés sur une porte. Sous le choc il se mit à pleurer.
-Ta mère t’as dit de manger ! Gronda la voix de son père.
-Oui m’sieur ! Gémit il entre deux sanglot en portant précipitamment une nouvelle cuillerée à sa bouche.
-Tu es entêté, mais je peu l’être plus que toi, dit sa mère d’une voix de réplique.
Prenant les plats l’un après l’autre elle fit tomber tous les restes dans l’assiette de Peter, les battit avec une fourchette, puis vida son verre de lait sur le mélange.
-Maintenant mange ! Jusqu’au bout !
-Oui m’dame !
Il saisit sa fourchette et commença à manger aussi vite qu’il pouvait, en prenant à peine le temps de mâcher la nourriture. Les deux adultes ne le quittaient pas des yeux.
-Regarde moi ce petit cochon ! s’écria la femme en souriant à son mari. Il va prétendre qu’il n’avait pas faim ! Qu’est ce que tu en dis, Bill ?
-Je dis qu’il devait être drôlement affamé.
Le sourire de la femme s’élargit.
-Attends un peu ! dit elle brusquement à Peter. Puisque tu veux manger comme un cochon tu va être servi !
Prenant son assiette, elle se leva et alla la poser par terre. Puis elle lui fit signe d’approcher.
-Viens ici, toi ! Mets toi à quatre pattes et finis moi ça ! Allez !
Peter obéit en tremblant. A genoux sur le carrelage, les bras pliés devant lui, il se mit à laper la nourriture. Il avait l’impression que son estomac allait éclater. Chaque nouvelle bouchée était un supplice. Ses parents adoptifs s’étaient levé pour ne rien perdre du spectacle et riaient bruyamment de ses efforts.
Il sentit bientôt qu’il ne pouvait plus rien avaler. Il s’arrêta, secoué par une violente nausée.
-Petit salaud ! Je t’interdis de dégueuler sur mon carrelage ! tu m’entends ! Je te l’interdis !
Mais il était trop tard. Rejetée par son estomac, toute la nourriture qu’il avait ingurgitée malgré lui s’était répandue sur le sol de la cuisine. Le saisissant par les cheveux, sa mère se mit à lui frotter le visage contre les carreaux souillés.
-Mange ! Hurlait-elle. Je t’ai dit de manger ! Petite vermine ! Comment oses-tu me désobéir ?
Le cauchemar se poursuivit ainsi pendant deux heures.
Après avoir balayé le carrelage avec son visage et ses cheveux, Peter dut demeurer debout dans un coin de la cuisine pendant que les adultes lui hurlaient aux oreilles qu’il ne s’en sortirait pas tant qu’il n’aurai pas dit la vérité. Ils voulaient savoir pourquoi il avait désobéi à sa mère quand elle lui avait interdit de vomir.
Pour avoir menti et désobéi, il reçu vingt coups de ceinture sur les cuisses. Il dut ensuite remettre la cuisine en état, puis fut autorisé à prendre un bain et à aller se coucher.
Ses jambes et son ventre lui faisaient si mal qu’il avait de la peine à marcher. Son visage était en feu, une douleur sourde battait entre ses tempes.
Il accueillit le sommeil comme une délivrance."
Il est essentiel que le drame des enfants martyrs puisse être porté à la connaissance du public autrement qu’à travers des études statistiques médicales ou sociologiques…